10 choses que je n'ai toujours pas faites à Istanbul (& des idées fraiches pour vous!)

Comme tous les jours de la semaine, tu te lèves tôt le matin, entre 7h et 8h. Une douce lumière réchauffe ton visage: le soleil d'Istanbul. Tu prends ton café en écoutant les bruits de la rue et les chats qui miaulent de bon matin. Pendant ta routinière douche tiède, tu écoutes peut-être de la musique entraînante ou alors juste le son de l'eau qui ruisselle le long de tes jambes. Puis tu t'habilles, un peu comme tous les jours, tu enfiles tes chaussures rapidement, sans oublier de fourrer dans ton sac les utilités vitales (smartphone-portefeuille-clés), puis tu claques la porte en priant pour que tes clés soient bien dans ta poche. Puis le métro. Le simit si tu as le temps. Et enfin le fameux boulot qui représente près de deux tiers de ta vie. Il est environ 18h, le soleil se couche bientôt, tu files à la maison. Dîner. TV. Journée terminée. Bonne nuit. 

Mais dites-moi, quelle est la différence entre une journée à Paris et une journée à Istanbul dans ces conditions? Aucune (à part le simit et les chats).

Récemment, j'ai décidé de redécouvrir la ville dans laquelle je me suis installée il y a 5 ans avec plein d'espoir et que je prends désormais pour acquise, comme un époux de plus de 10 ans qui me m'excite plus comme au premier jour. J'arrive à ce stade où j'ai besoin de reprendre les choses en main, et surtout besoin de ressentir que je ne suis pas dans n'importe quelle ville. Je suis à Istanbul, et des milliers rêvent d'être à ma place. Je dois lui faire justice et en apprécier les spécificités uniques, les lieux, les ambiances, tant que je suis toujours là...

Je vous invite à faire un exercice similaire avec la ville dans laquelle vous vivez. C'est un peu comme remettre du piment dans une relation amoureuse qui bat de l'aile. On organise des dîners romantiques, on fait des surprises, on donne du peps aux nuits devenues routinières et ainsi on entretient cet amour tant désiré au tout début de la relation.

Aujourd'hui, on va donc faire la liste dont je vous ai parlé sur Instagram:

"Ces 10 choses que je n'ai toujours pas faites à Istanbul et que je compte bien faire en 2018 !"

1 - Un musée

Pour cette occasion, je pense que je vais me munir d'une muzekart cette année 2018. Elle coûte 50 TL (quasiment le prix d'une entrée au musée Topkapi) et sert toute l'année (1 an), dans la plupart des musées de la ville (et du pays). Cela me permettra d'en refaire quelqu'un comme Istanbul Modern ou encore le Musée d'Art Turc et Islamique.

Mais celui que je n'ai jamais visité encore, c'est le musée Sakip Sabanci ! Depuis le temps que j'en parle, il faut vraiment que j'y aille, mais c'est assez loin de chez moi. Ma coiffeuse a installé son salon juste à côté, du coup promis, la prochaine fois que je vais me faire une coupe, je prends 2h pour le visiter. La famille Sabanci est une des plus riches de Turquie, et son fondateur Sakip Sabanci est un homme dont j'admire le parcours. Dans son musée, on peut y voir des œuvres ottomanes, des calligraphies mais aussi des expositions de différents artistes turcs et internationaux de renommée. Sauf si j'ai la muzekart, j'irais sûrement un mercredi car c'est gratuit (au lieu de 30 TL) et ouvert jusqu'à 20h au lieu de 18h :) #gratteuse

2 - Un festival
J'ai absolument toujours rêvé de faire partie d'un festival où on doit camper, pratiquer le no-makeup et s'habiller comme des hippies, mais surtout où le rock bat son plein, ... un Glastonbury turc quoi... En Turquie, il n'y a pas (plus) vraiment de festivals à cette échelle. En bonne fille, je me rends donc aux festivals du cinéma, de jazz ou encore les festivals folkloriques depuis que je suis là... Mais mon âme désir autre chose!
Cette année, après quelques recherchent, j'ai trouvé un festival auquel je veux participer et qui risque de me faire plaisir: le Zeytinli Rock Festivali qui se tient à Balikesir, sur la plage Akçay, du 29 août au 2 septembre 2018 et dont le combiné est à 120 TL sur Biletix. Hiiii j'ai hâte!
Note: Si j'avais pu, je serais allée au Rock n Coke organisé par Coca Cola près d'Istanbul chaque mois de juillet, mais il ne se fait plus depuis quelques années... On m'a dit qu'il reviendra un jour... On verra bien.



3 - Quelques restaurants
Ceux qui me viennent en tête et que je n'ai toujours pas pu tester: Baylan de Kadiköy, Develi à Kalamis, Tandoori Indian à Besiktas, Mükellef à Karakoy, Barba Yani à Burgazada, Hünkar à Nisantasi, Zencefil à Istiklal, Altan Şekerleme à Eminönü, Yanyali Fehmi à Kadikoy, Villa Bosphorus à Beylerbeyi, The Bosnjak Mutfak à Nispetiye, Jash à Cihangir, Aheste à Pera, Munhasir à Beyoglu, Baltazar à Karakoy ou encore Moda Cikolatacisi… La liste n’en finit pas, n’hésitez pas à la compléter en commentaire.


4 - Une balade
Me balader sur les toits du Grand Bazar. On m'a dit qu'il n'était plus trop possible d'y accéder, mais si on connait quelqu'un qui connait quelqu'un, tout est possible en Turquie. Alors, vous connaissez quelqu'un? Car moi non :)



5 - Un lieu
Le beau milieu du Bosphore, sur un bateau privé. C'est vrai qu'à part le vapur, je n'ai jamais fait l'expérience de location d'un bateau privé. J'aimerais beaucoup faire ça avec mes amis les plus proches, en petit comité, dans le courant de l'année 2018...

Autre idée: Apprendre les fameuses 7 collines d’Istanbul et s’y rendre progressivement et admirer la ville depuis chacune d’entre elle (sachant que je suis déjà allée à 4 sur 7). Pour vous aider un peu, je vous dévoile les 7 sommets de la ville :
  1. Le quartier de Sultanahmet – Surtout les alentours du Palais de Topkapi
  2. Le quartier de Çemberlitaş, vers la mosquée de Nuruosmaniye
  3. Les quartiers de Süleymaniye et Beyazıt
  4. Les alentours de la mosquée de Fatih
  5. Les alentours de la mosquée de Yavuz Selim
  6. Les alentours de la mosquée de Mihrimah Sultan à Edirnekapi
  7. Le quartier de Kocamustafapaşa


6 - Un quartier
Je meuuuurts d'envie de connaitre le quartier de Maslak... Ahaha non je déconne. Je déteste éperdument les buildings. J'aimerais plutôt (re)découvrir le quartier de Balat dans ses moindres recoins en prenant plus de temps pour m'attarder sur les milliers de détails rétro qui composent ce quartier ancien devenu bobo-chic =>

7 - Une folie
Un tour d’hélicoptère sur la ville? J'ai regardé les prix, c'est environ entre 50 et 150 € selon votre place dans l'hélico chez Hélicopter Tours Istanbul. Pourquoi pas?

8 - Une soirée
Une soirée avec de vrais musiciens un bon poisson, et du raki, avec une pleine vue sur le Bosphore. Le point crucial de cette soirée doit absolument être les musiciens. Du Darbuka, du Saz, du Ud, du Kanoun, du Violon et de la Flute (voir ici)... Je souhaiterais donc passer un moment avec un orchestre sincère (pas d'attrape-touristes) qui met l'ambiance et fait chanter, danser, pleurer... quitte à payer une blinde et faire la vaisselle après.

Sultanahmet Orkestrasi

9 - Un achat
Acheter un beau tapis, petit (90x160) mais authentique, qui aura été tissé sous mes yeux par un(e) professionnel(le), avec des tons turquoise et blanc et rose et bleu.

10 - Un moment
Dans un stade, pour n'importe quel match de football (Galatasaray de préférence). C'est un rêve toujours pas réalisé. A venir donc en 2018... Qui me prête son Passolig?


Alors, que pensez-vous de ma wishlist 2018? Cela vous a donné des idées? L'hélico ça vous tente? Si oui, dis moi en commentaire, on pourra peut-être en louer un ensemble :)


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1 commentaire:

  1. Iyi aksamlar :)
    Pour un restaurant avec du raki et des musiciens, je peux conseiller les restaurants de mezze à côté du marché de poissons de Besiktas. Ce sont plutôt des stambouliotes qui y vont et, quand j'y étais allée, il y avait bien un groupe de musique traditionnelle. Par contre il n'y a pas de vue sur le Bosphore même si l'iskele est à 5 minutes à pied.
    Bonne soirée!
    Louise

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